24.092007
Le cordon lagunaire de La Maranale lundi 24 septembre 2007 à 15h16 par Rédaction Team Corsica Fishing
Le cordon lagunaire de La Marana est un lido de sable d’une vingtaine de kilomètres qui sépare la mer de l’étang de Chiulinu, improprement appelé étang de Biguglia .
Située à la sortie sud de Bastia, la plaine de La Marana s’étend sur quatre communes, Furiani, Biguglia, Borgo et Lucciana. Elle est délimitée au nord par le grau de l’étang de Chiurlinu, et au sud par l’embouchure du Golo.
Paradis du Surf Casting corse, la Marana n’en n’est pas moins un site remarquable chargé d’histoire et bordé par le plus grand étang de Corse.
L’étang de Chiurlinu :
Avec ses 1450 hectares, c’est l’étang le plus vaste de Corse, et le domaine communique avec la mer par un grau. Franchissable par un pont

L’étang recèle de vastes herbiers qui sont le refuge d’une faune sédentaire et migratoire. Le paysage de l’étang de Chiurlinu est caractérisé par un barrage de roseaux appliqués à un mur de piquets en bois dans le secteur de « Tombulu Biancu », non loin de l’embouchure du grau. Ces barrages sont appelés des bordigues. Aujourd’hui l’étang compte des milliers d’oiseaux et est un site protégé. En effet il figure sur la liste des plus importantes zones humides internationales. Il est d’ailleurs inscrit comme zone d’intérêt communautaire pour les oiseaux et zone spéciale de conservation du réseau Natura 2000. Les vasières du nord de l’étang sont, elles, très fréquentées par des oiseaux d’eau migrateurs. Des observations menées depuis bientôt deux décennies montrent que la plupart des limicoles, des grands échassiers et des laridés (mouettes, goélands, stemes et guifettes) d’Europe y font escale. L’étang présente en outre de très fortes potentialités halieutiques, celles-ci alimentant depuis fort longtemps une pêche artisanale basée sur l’utilisation des caractéristiques migratoires des poissons et l’alevinage naturel à partir de la mer. Anguilles,mulets, loups et athérines composent l’essentiel de la production, les premières représentant 65% des captures. Véritable merveille de la nature, la Réserve naturelle de Biguglia se distingue enfin par une étonnante richesse floristique. Deux termes s’imposent. « Variété » mais surtout, « Rareté » : il ressort de l’inventaire botanique qu’une trentaine d’espèces sont rares ou très rares, dont certaines méritent une attention particulière (Kosteletzkya pentacarpos, Thelypteris palustris,Sagittaria sagittifolia et Tamarix africana).
Le site archéologique de Mariana :
Cité romaine située à 20 kilomètres au Sud de la ville de Bastia, sur la commune de Lucciana. Mariana se trouve entre mer et montagne et à proximité de l’aéroport de Bastia Poretta. Cette cité portuaire permettait d’avoir la maîtrise des voies maritimes en mer Tyrrhénienne. Au IV e siècle, elle abrita l’un des sièges épiscopaux de l’île. Au XI e siècle les Pisans s’imposèrent officiellement en Corse. Ils érigèrent la cathédrale de Mariana. appelée, cathédrale de La Canonica.

De nos jours, la cathédrale n’accueille plus qu’un office religieux dans l’année lors du Lundi de Pentecôte. À coté de la cathédrale des fouilles ont été mises à jour dans les années 1960. À voir aussi, la Basilique paléochrétienne, Le Baptistère paléochrétien, les églises de San Parteo et la cathédrale médiévale.
La Marana, antre des pêcheurs :
La Marana a connu au cours de ces trente dernières années un formidable développement faisant de ce havre de paix une banlieue bastiaise très huppée où les structures touristiques et hôtelières côtoient des lotissements intégrant de belles demeures. Le conservatoire du littoral que gère le Conseil Général de la Haute-Corse s’est porté acquéreur de la quasi-totalité des terrains non construits, ce qui réduit comme peau de chagrin l’extraordinaire espace de liberté que représentait la zone. Nous serions tentés de dire que la seule espèce non protégée est le pêcheur pour qui l’accès aux plages est rendu de plus en plus difficile.

Côté mer, le double banc de sable qui sépare le rivage du large est en perpétuel mouvement au gré des vents et des coups de mer. Grâce au grau de l’étang et à l’embouchure du Golo, il forme un vivier très important pour les sparidés tels que marbrés, dorades, sars mais également pour les ombrines et les loups. La richesse halieutique de ce long cordon de sable en fait tout naturellement le site idéal pour le Surf Casting où sont organisés la quasi totalité des concours de pêche. La Marana est bien l’antre des pêcheurs, le repaires des pirates et …le domaine du Team Corsica Fishing !
































